semi-journal

"entre les murs"

Difficile quand on est prof de ne pas aller voir ce film là ! Une classe de 4ème vu par leur prof de français, pendant un an... Un film nécessaire, je pense, mais qui me laisse un goût un peu amer en bouche. 

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Réforme du lycée

La rumeur -syndicale- courait, le ministre l'a expliqué ici:

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200840/exclusif-le-nouveau-lycee_154212.html

Et je ne comprends toujours rien...

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Gaufres - ma petite madeleine

En marchant dans la campagne mâconnaise, regardant le patchwork des vignes qui rougissent avec l’automne, je pensai aux gaufres de ma grand-mère. Le ballet des dernières remorques de raisin près de la cave
coopérative m’y invitait : je l’entends encore évoquer, d’une voix pleine d’émotion, la « r’vole » qui célébrait la fin des vendanges. Cette fête prenait dans sa bouche des proportion gargantuesques, avec tous les vendangeurs goûtant
de vin doux s’il était tiré, de vin blanc de l’année précédente, et de monstrueuses tournées de gaufres.
J’ignore si les vendangeurs mangeront des gaufres dans quelques jours, mais j’ai eu le plaisir de m’offrir un voyage dans le temps au retour de la promenade.

Faire des gaufres ne m’est pas arrivé depuis des années, ou plutôt, ne m’est jamais arrivé. J’ai toujours, dans le passé, regardé ma grand-mère prendre en main cette opération, et ma mère, consultée, a reconnu qu'elle n'avait jamais maîtrisé la technique (son propre grand-père était, d'après elle, le spécialiste). Qu'à celà ne tienne ! Aux âmes courageuses, cuisinières aguerries de sucroît, un peu de cuisine expérimentale ne fait pas peur. Pas peur non plus , d'ouvrir la boite de Pandore des souvenirs : avec les gaufres, ils sont tous bons.

D’abord, chercher une recette, dans cette maison de famille, équivaut à un voyage dans le temps. Les livres, accumulés par quatre générations, sont hérissés de cartes postales, qui servent de marque-page, et de notes
manuscrites. Au hasard des écritures, on rencontre les petites recettes, les plats emblématiques, les signatures de divers membres de la famille, plus ou moins proches (parfois morts avant ma naissance), témoignages d'une touchante persistence familiale dans la gourmandise.

Ensuite, une fois la recette choisie et modernisée (oui, les robots ménagers sont les amis des cuisinières modernes, même quand en pleine crise de nostalgie), trouver un gaufrier. Je me souviens de celui qu'on retournait sur le gaz de la cuisinière, et dans lequel ma grand-mère perdait avec philosophie les deux ou quatres premières gaufres de la tournée, qui accrochaient immanquablement... Je crois que c'est mon frère qui l'a, mais la maison ne serait pas elle-même si elle n'en recelait pas un (au moins). Celui qui m'a servi n'est pas neuf, mais anti-adhésif et électrique, et il évoque à ma mère des souvenirs de son grand-père, qui l'installait sur une chaise pour pouvoir utiliser une prise commode - avant que la cuisine ne soit refaite, il y a, je pense, plus de quarante ans...

Mais comment dire le pouvoir d'évocation du léger grésillement de la pâte versée sur le moule chaud? ou celui , unique, du fameux pfffffuiiit de la gaufre qui lève? Celui du geste de séparer les gaufres, qu'on fait siamoises exprès pour pouvoir apprécier leur petit craquement? La première bouchée d'une gaufre bien raide, encore chaude, un peu craquante à l'extérieur, à peine saupoudrée de sucre glace pour mieux savourer le moelleux à l'intérieur? La course gourmande contre le temps, pour répartir équitablement la confiture dans les trous de la gaufre, avant qu'elle ne refroidisse ?

Je ne suis pas la seule à penser que chacun de ces instants vaut de l'or : il n'y a jamais chez nous de pile de gaufres, car elles sont  consommées au fur et à mesure de leur confection, réunissant les gourmands autour de la même table. Et c'est peut-être aussi cela que j'ai mangé ce samedi, par ce bel après-midi d'automne : du souvenir condensé de famille. 

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La rentrée : on y est !... enfin presque

Pré-rentrée hier, rentrée des secondes aujourd'hui, ça vient ça vient. J'ai vu mon emploi du temps, mes listes de classe, et la tête des nouveaux collègues. A la limite ça aurait suffi, mais pour rentrer encore plus dans l'ambiance, j'ai même vu une grosse trentaine d'élèves cet après midi, avec distribution de manuels et tout le toutim. Sauf que je suis coupée dans mon élan, parce que demain c'est la rentrée des premières et terminales, qui sont reçus par leur prof principal, donc je peux rester chez moi... Le pire c'est que si un collègue ne me l'avait pas signalé avant que je parte, genre vers 17h30, je revenais demain pour 9 heures avec mon cours sur Athènes entre les dents (au sens figuré, hein). C'est officiel je crois, je ne me contente pas de parler toute seule (ça fait des années qu'on me regarde bizarement en salle des profs), ni même de couvrir de mots doux les ordinateurs de la salle de profs (ça c'est plus récent, mais ils sont tout-beaux-tout-neufs et ils fonctionnent !  je vais quand même pas les insulter...), je plane. Je plane même tellement que si ça continue les élèves vont  s'en apercevoir, d'ailleurs j'ai aussi oublié mon sac à main dans ma salle de cours donc c'est déjà fait. Un record.   

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Effet d'annonce et sémantique : sur les élèves bilingues

Surprise surprise, ce matin - jour ô combien symbolique de la rentrée - d'entendre à la radio que mon ministre, Xavier Darcos, veut des élèves bilingues à la sortie du lycée. Si j'applaudis des deux mains à l'idée générale, je dois tout de même avouer une certaine perplexité.

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